30 de moins de 30 ans 2019 : Maud Montillon

« L’art de vivre consiste en un subtil mélange entre lâcher-prise et tenir bon. » – Henri Lewis

Études / Studies

FORMATION CONTINUE : La technique pour les non-techniciens (2018, IRMA) – Creation d’entreprise culturelle (2016, IRMA) – Payer et engager un intermittent du spectacle (2016, AGECIF)

Licence de droit (2014, Institut d’études à distance, Université Paris 8)

Master d’études européennes et internationales, spécialité « Politiques et gestion de la culture en Europe » (2013, Institut d’Etudes Européennes, Université Paris 8)

Licence de lettres et arts, parcours théâtre et musique (2011, Université Paris 7) – Erasmus au Dams de Alma Mater Studiorium, Bologne, Italie

Cycle supérieur en accordéon basses chromatiques (DEM) (2011 : Conservatoire Edgar Varèse)

Mémoires / Research papers

«  L’influence des programmes européens de mobilité jeunesse sur le développement de l’identité européenne » (Master 1)

«  Les festivals de musiques actuelles en Europe centrale : l’image d’une ‘culture à l’occidentale’ L’exemple de la Pologne » (Master 2)

Poste actuel / Current position

Gérante d’un bureau de production

 

>> LinkedIn <<

>> Facebook <<

>> Site Internet <<

 

Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

Vocalise – Sergueï Rachmaninov

Sans hésiter. Non seulement pour la beauté absolue du morceau, mais surtout après avoir eu la chance de profiter lors de mes années au conservatoire des interprétations de jeunes virtuoses dans mes deux instruments préférés : l’accordéon et le violoncelle.

« My Lady d’Arbanville » – Cat Stevens

Dans le domaine pop international, c’est ce titre qui me vient à l’esprit en premier. C’était l’hymne secret de mon premier groupe, qui me rappelle encore des souvenirs chaleureux de nuits parisiennes.

« Les p’tits papiers » – Liberté de Circulation

Et pour finir sur du francophone (j’y tiens!), j’ai dans la tête depuis 20 ans la rengaine insolente et les mille facettes de “Les p’tits papiers”, avec le collectif Liberté de circulation.

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Je ne pense pas qu’un élément soit jamais tout à fait pertinent à lui seul pour expliquer une suite d’événements. Si je devais en choisir un, j’imagine que ce serait mon premier poste au service du spectacle vivant à la Région Ile-de-France. En quelques sortes, j’ai bénéficié d’un condensé d’expériences en profitant des centaines de modèles de structures différentes que j’ai pu rencontrer. J’en suis sortie avec une connaissance pointue des lieux et professionnels du territoire, des pratiques en administration et en production et bien sûr de tout le fonctionnement du secteur public.

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

Il y a le concert de Batlik à la Maroquinerie fin novembre, qui représente pour moi une valeur sûre : qualité de la musique, sincérité, intelligence des textes, simplicité de la démarche… Et toute la rue vaut le coup, entre La Bellevilloise, La Maroquinerie et le Studio de l’Ermitage, il y a le choix ! Sinon, pour ceux qui ne sortent jamais, je dirais de ne pas attendre de choisir un spectacle ou artiste en particulier : juste faire confiance à des salles/producteurs dont la programmation correspond à ses goûts généraux, et découvrir un peu de tout, en mélangeant les genres.

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

Je ne me suis jamais vraiment posée la question ! Je faisais beaucoup de musique jeune et j’adorais cette grande « famille » et ses dynamiques. Naturellement j’ai commencé à enregistrer et à jouer à Paris en même temps que le conservatoire, mais je me suis vite rendue compte que je préférais développer les projets des groupes plutôt que d’être sur scène. Et je me suis donc formée en administration et en production pour faire ça correctement !

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

>> Ecouter la playlist <<

« Les Monstres » – Barcella (pour qu’ils comprennent ma tête)
Le Barbier de Séville – Gioachino Rossini (parce qu’il y a de quoi les occuper le temps que je me reprenne)
« A Tes Souhaits » – M (pour leur montrer le pouvoir de notre langue)
« Ne Me Quitte Pas » – Jacques Brel (pour l’intro spatiale qui pourrait leur parler)
« Imagine » – John Lennon (pour leur faire croire qu’on est capable d’apprendre de nos erreurs)
« Nature Boy » – Musica Nuda (pour finir de les attendrir)
« Stressed Out » – Twenty One Pilot (pour les faire kiffer)
« blue » – Eiffel 65 (ça pourrait leur parler)
« Black or White » – Michael Jackson (si ça marche sur la majorité des humains, ça vaut le coup d’essayer)
« Not Afraid » – Eminem (en ultime recours)

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

L’enjeu en cours se concentre je pense dans l’équilibre. Trouver des pratiques efficaces et intéressantes pour chacun, ne pas occulter une partie du paysage et penser à long terme (je pense notamment à la mode de la mutualisation qui n’est pas toujours pertinente ou de qualité au niveau global).  D’autre part, il me semble nécessaire de continuer à encourager un niveau d’exigence professionnel, car le droit, l’administration, la gestion du spectacle, sont compliqués et les enjeux sont réels pour ceux qui en vivent. C’est une composante magnifique du spectacle : nous faisons les choses ensembles, les artistes, les salles, les producteurs, les éditeurs, les médias etc. Je trouve assez inconscient de se satisfaire d’une formation « sur le tas », qui pénalise et pèse sur le reste de la chaîne.

 Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle ?

Des pauses sont clairement nécessaires, c’est un milieu parfois étouffant. Mais je n’envisage pas ma vie sans la musique, qu’elle soit dans ma vie professionnelle ou personnelle, je sais qu’elle y restera !

Un dernier mot à rajouter ?

Pour rebondir sur « y a-t-il une vie après la musique » : Il y a même une vie à côté de la musique ! Vivre d’une de ses passions c’est génial, mais n’oubliez pas de cultiver vos autres passions, de prendre soin de vous et de déconnecter !

 

Une réflexion sur “30 de moins de 30 ans 2019 : Maud Montillon

Laisser un commentaire