30 de moins de 30 2021 : Zoé Broggi

« Pas deux de mon espèce, pas trop dans mon espace »

Université / University

Licence, Droit et Science Politique – Institut Catholique de Paris
Master, Management de l’action culturelle internationale – Sciences Po Lyon

Bachelor in Law and Political Science – Institut Catholique de Paris
Masters in Cultural management – Sciences Po Lyon

Mémoire / Research paper

L’intégration territoriale des trois festivals de musique classique majeurs en Auvergne-Rhône-Alpes 
Les ensembles musicaux indépendants : socio-économie d’une exception culturelle)

Researches topic : classical and baroque music festivals economy, and independant orchestras.

Poste actuel / Current position

Attachée de presse – Opéra national du Rhin

Press officer – Opéra national du Rhin

>> LinkedIn <<

>> Twitter <<

Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

Rigoletto – Verdi

Pour sa folie et sa démesure. Une première claque musicale, lyrique et scénique. J’avais 16 ans et je découvrais l’opéra.

Les grands motets – Bach (Ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon) à Ambronay

La beauté mystique dans tout ce qu’elle a de plus pure portée par l’acoustique d’une abbaye.

L’ouverture d’Egmont – Beethoven (Abbado, Wiener Philharmoniker)

Car le sens de la tension est unique, et nous emporte tous sur son passage. Saisissant et déchirant.

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Un été à la production et à la régie au Festival d’opéra baroque de Beaune. Je n’avais jamais entendu de musique baroque, je n’avais jamais côtoyé des artistes d’aussi près.

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

Cosi fan tutte, en avril à l’Opéra du Rhin à Strasbourg et Mulhouse, un magnifique opéra de Mozart sur un livret de Da Ponte. Une comédie échevelée, très drôle, avec des périls amoureux et de la désillusion en toile de fond. Un jeu de l’amour et du hasard. Ce spectacle représente tout ce que le genre de l’opéra peut nous offrir : des voix incroyables, une intrigue théâtrale et des décors qui s’annoncent superbes.

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

Au fur et à mesure que l’amour de la musique grandissait en moi, je m’imaginais de moins en moins me lever le matin sans côtoyer ceux qui la font. Je savais qu’aller voir et écouter des concerts ne me suffirait plus.  Quand j’ai découvert que l’on pouvait tous les jours découvrir une nouvelle œuvre, un nouvel artiste, je me suis lancée. J’ai profité de toutes les opportunités, demandé des stages, prié pour que l’on m’accorde des entretiens. Et ça a marché. 

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

>> Ecouter la playlist <<

Sonate K.545, D. Scarlatti – Lucas Debargue
« Glitter and be gay », L. Bernstein, Candide – Natalie Dessay
Les barricades mystérieuses, F. Couperin – Jean Rondeau et Thomas Dunford
« Leave it to me » – Anita O’Day
Requiem, Fauré – Collegium Vocale Gent, Philippe Herreweghe
« Love me or leave me » – Nina Simone
Symphonie fantastique, H. Berlioz – Les Siècles/François-Xavier Roth
« Lieux funestes », J.P. Rameau, Dardanus – Reinoud Van Mechelen
Fantaisie en fa mineur, F. Schubert – S. Richter/B. Britten
Motet MWV 227 « Jesu, meine Freude », J.S. Bach – Collegium Vocale Gent, Philippe Herreweghe

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

Je partage complètement ce qu’Olivier Lalane, #PrixLNO 2020, écrivait : « La musique classique doit apprendre à se promouvoir sans s’excuser d’être de la musique classique. » Il en est de même pour l’opéra. Les médias sont en mutation perpétuelle et leur place anime les débats. Dans les années à venir, l’enjeu est de défendre la place de la critique musicale dans la presse papier, de promouvoir la confrontation d’idées et l’exigence artistique sur les ondes nationales, de défendre la place de l’opéra à la télévision. Se saisir de tous les canaux possibles, anciens et nouveaux médias, pour montrer l’authenticité, l’audace et le partage de ce qui nous anime.

Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

À une erreur !

Autre chose à rajouter ?

Merci LNO !

…And now, in English…

3 songs/musical works that have been important in your life and why ?

Rigoletto – Verdi

A first musical, lyrical and scenic slap. I was 16 and was new to opera.

Les grands motets – Bach (Ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon) à Ambronay

The mystical beauty in all that it has of purest carried by the acoustics of an abbey.

L’ouverture d’Egmont – Beethoven (Abbado, Wiener Philharmoniker)

Because the sense of tension is unique, and carries us all in its path. Gripping and heartbreaking.

Golden Ticket moment : when did you get your big break ?

A summer in production and management at the Beaune Baroque Opera Festival. I had never heard baroque music, I had never known artists so closely.

The show/gig you recommend for someone who has rarely ever goes out?

Cosi fan tutte, in April at the Opéra du Rhin in Strasbourg and Mulhouse, a magnificent opera by Mozart on a libretto by Da Ponte. A disheveled comedy, very funny, with amorous perils and disillusionment as a backdrop. A game of love and chance. This show represents all that the opera genre has to offer: incredible voices, a theatrical plot and sets that promise to be superb.

Why on earth did you want to work in music?

As my love of music grew in me, I less and less imagined myself getting up in the morning without being around those who make it. I knew that going to see and listen to concerts would not be enough for me anymore. When I discovered that you could discover a new work, a new artist every day, I took it upon myself. I took every opportunity, requested internships, prayed for interviews. And it worked.

You meet aliens : which 10 tracks do they need to hear ?

>> Listen <<

Sonate K.545, D. Scarlatti – Lucas Debargue
« Glitter and be gay », L. Bernstein, Candide – Natalie Dessay
Les barricades mystérieuses, F. Couperin – Jean Rondeau et Thomas Dunford
« Leave it to me » – Anita O’Day
Requiem, Fauré – Collegium Vocale Gent, Philippe Herreweghe
« Love me or leave me » – Nina Simone
Symphonie fantastique, H. Berlioz – Les Siècles/François-Xavier Roth
« Lieux funestes », J.P. Rameau, Dardanus – Reinoud Van Mechelen
Fantaisie en fa mineur, F. Schubert – S. Richter/B. Britten
Motet MWV 227 « Jesu, meine Freude », J.S. Bach – Collegium Vocale Gent, Philippe Herreweghe

SRSLY (seriously) : what are the stakes of your job within the next 5 years ?

I fully share what Olivier Lalane, LNO 2020 award winner, wrote: “Classical music must learn to promote itself without apologizing for being classical music. The same is true of opera. The media are in perpetual mutation and their place animates the debates. In the years to come, the challenge is to defend the place of music criticism in the paper press, to promote the confrontation of ideas and artistic demands on the national airwaves, to defend the place of opera at the television. Use all possible channels, old and new media, to show the authenticity, daring and sharing of what drives us.

Is there life after music, and what would yours be ?

A mistake.

Anything else to add ?

Thanks LNO !

Laisser un commentaire