30 de moins de 30 2020 : Marion Delpech

Crédit photo : Jacob Khrist

« Des musiques populaires par excellence, qui méprisent le bon goût, et que ces filles ou garçons, se réapproprient et font muter, à l’image de ce nouveau public qui a émergé sur les dancefloors : plus métissé, plus féminin, plus banlieusard, plus looké » – Nadsat Records

Université / University

DEUG Assas Paris, 2012

Poste actuel / Current position

Co-fondatrice, chargée de communication & cheffe de projets, ACT RIGHT – Fondatrice et cheffe de projets, Des Colérées – Fondatrice et gestion du pôle éditorial, Provocative Women for Music – Secrétaire et membre du Conseil d’Administration, Technopol – Communication digitale, Nadsat Records – Relations presse, Château Perché Festival & Frappé Records – Co-fondatrice et rédactrice en chef, PWFM

Co-founder, communication Manager & project Manager, ACT RIGHT – Founder & Project Manager, Des Colérées – Founder & Editorial department Manager, Provocative Women for Music – Secretary & Board Member, Technopol – Digital communication, Nadsat Records – PR, Château Perché Festival & Frappé Records – Co-founder & Managing Editor, PWFM

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Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

« Il n’y a plus rien » – Léo Ferré

J’ai grandi avec du Léo en fond à la maison – mon côté vindicatif doit sûrement venir de là – les textes sont toujours dingues et d’actualité, des générations après !

« Five Years » – David Bowie

Et du côté de ma maman c’était Bowie – après 150 écoutes, on aime toujours autant l’un des albums les plus mythiques du rock (c’était d’ailleurs le seul CD que j’avais dans ma superbe Twingo à 18 ans).

« Black Sea » – Drexciya

Hormis mes premières rencontres avec les musiques électroniques (et surtout beaucoup de fêtes !), c’est Drexciya qui m’a réellement ouvert de nouvelles perspectives de ce que ce style musical peut être et l’étendue de ses possibilités.

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Au départ, mon associé & moi avions lancé un groupe Facebook de musiques électroniques, PWFM, juste comme ça. Puis très rapidement, nous avons créée une webradio et un webzine autour des jeunes artistes du secteur. Le projet ayant pris de l’ampleur petit à petit, il a fallu rapidement faire un choix, soit se lancer ou le garder en hobby. Puisque je prenais toujours autant de plaisir à évoluer dans ce milieu, j’ai décidé de me lancer et de faire les choses à 100%.

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

Le live modulaire de Vernacular Orchestra, un groupe parisien de 6 garçons, aussi puissant visuellement qu’auditivement. Tous leurs lives sont improvisés, tout passe par la maîtrise des instruments et la communication (parfois purement visuelle) sur scène. Et beaucoup de travail à la maison. Une tuerie !

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

Le plaisir et la passion qui m’animent chaque matin en me levant. Les rencontres également, puisque finalement la musique c’est du partage. Et surtout la liberté que la musique nous offre – il n’y a pas réellement de règles, tout est possible, tant qu’on s’en donne les moyens !

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

>> Ecouter la playlist <<

« Last Train to Chaos + Girl with Eagle Eyes » – Crystallmess
« Rules have changed Not the Game » – Cassie Raptor
« L’histoire sans fin » – Lisa
« In a Cyber Spiral » – Tryphème
« La vie d’Avance » – ascendant vierge
« Toyota » – oklou & Flavien Berger
« Papi » – DJ Gigola & Kev Koko
« Trance 10 » – Trance Wax
« Hot Steam » – Lacchesi & Mac Declos
« Delinquance » – Evil Grimace & Sefyu

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

Reprendre l’activité déjà. Essayer de faire en sorte que les scènes locales, les jeunes artistes, les petits organisateurs survivent tant bien que mal à cette très dure période.

Le gros enjeu sera ensuite de diversifier la scène, la rendre plus paritaire que ce soit dans les programmations mais aussi en interne mais aussi plus mixte et inclusive. Cela passe par du dialogue, de la pédagogie mais surtout insuffler des (nouvelles) ondes positives pour que les générations se lancent, et avoir enfin un vivier plus étoffé.

Le troisième enjeu serait d’enfin pouvoir produire des événements safe, où les violences verbales, physiques et sexuelles ne soient plus qu’un ancien souvenir.

C’est aussi ce que nous mettons en place avec Act Right, label de qualité à destination des professionnel·le·s du secteur pour rendre la nuit plus safe, inclusive, mixte, paritaire et respectueuse de l’environnement.
Finalement des questions très sociétales 🙂

Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

Je n’ai pas réellement envisagé une vie après la musique. Maintenant que j’y suis, ce qui n’est tâche aisée parce que ce sont de petits secteurs, autant vous dire que je ne compte pas déménager ailleurs. Et puis, je mourrais avec la musique forte forte forte dans mon salon.

Autre chose à rajouter ?

Que la fête revienne, et rapidement ! Le temps est long sans…

Et mille mercis et baisers à toutes les personnes qui m’entourent, m’épaulent et font avancer tous ces projets collaboratifs. Ils se reconnaîtront <3

…And now, in English…

3 songs/musical works that have been important in your life and why ?

« Il n’y a plus rien » – Léo Ferré

I was raised with Léo at home – my vindictive side comes probably from it – the lyrics are still great and relevant, many generations later !

« Five Years » – David Bowie

On my mum’s side, it was Bowie – after 150 listens, we still love one rock’s most mythical albums (which was the only CD I had in my car when I was 18).

« Black Sea » – Drexciya

My first encounters with electronic music aside (and a lot of parties), it was Drecxiya who opened up new perspectives for this musical genre and showed me all its possibilities.

Golden Ticket moment : when did you get your big break ?

At the beginning, my business partner and I launched a Facebook group, PWFM, just for fun. We then created a webradio soon after, as well as a webzine to promote young electro producers. As the project kept growing, I had to made a choice : get involved full time or keep it as a hobby.
Because I had so much pleasure in this environment, I decided to go all in.

The show/gig you recommend for someone who has rarely ever goes out?

Vernacular Orchestra’s modular live show : it’s a 6-guy parisian band creating a powerful visual and sonic experience. All the sets are improvised, everything rests upon the band’s mastery with machines and on stage communication (sometimes just visual). They’ve done a lot of work at home. It’s a blast !

Why on earth did you want to work in music?

The pleasure and the passion that I feel every morning, when I wake up. The people I have met, also… At the end of the day, music is about sharing. And the freedom that music offers – there are no real rules, everything’s possible, as long as we try.

You meet aliens : which 10 tracks do they need to hear ?

>> Listen <<

« Last Train to Chaos + Girl with Eagle Eyes » – Crystallmess
« Rules have changed Not the Game » – Cassie Raptor
« L’histoire sans fin » – Lisa
« In a Cyber Spiral » – Tryphème
« La vie d’Avance » – ascendant vierge
« Toyota » – oklou & Flavien Berger
« Papi » – DJ Gigola & Kev Koko
« Trance 10 » – Trance Wax
« Hot Steam » -Lacchesi & Mac Declos
« Delinquance » – Evil Grimace & Sefyu

SRSLY (seriously) : what are the stakes of your job within the next 5 years ?

Restart the activity at first. Try to ensure local scenes, young artists and small organizers survive this tough period.

The biggest stake will be to diversify the landscape. We need more parity, on stage but also amongst staff, as well as more mixity and inclusiveness. To that end we need to implement dialogue, education and inject positive vibes for young generations.

The third stake would be to finally organize safe events, where verbal, physical and sexual violence would be a far away memory.

It is what we are doing with Act Right, by creating a quality label for music professionals to help make nights safer, more inclusive, diverse, equal and eco-friendly.

Societal issues, essentially. 🙂

Is there life after music, and what would yours be ?

I don’t really imagine life after music. Now that I’m here, which is not the easiest sector to enter, I will not leave. And then, I will die with a very loud loud loud music in my living room.

Anything else to add ?

Let’s the party come back, and quickly ! Time is long without it…

And many thanks and kisses to all the people around me, who support me and make those collaborative projects move forward. They will recognize themselves <3

« Popular music per excellence, which despises good taste, and who those girls or boys reappropriate and mutate, like this new audience that has emerged on the dancefloors: more mixed, more feminine, more suburban, more stylish” – Nadsat Records

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