30 de moins de 30 ans 2019 : Colin Rigaud

Université / University

Licence Professionnelle GDSM (Gestion des Structures Musicales)

DUT GACO Arts (Gestion Administrative et Commerciale)

Poste actuel / Current position

Manager / Bookeur indépendant

 

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Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

« Porcherie » – Berurier Noir

Je devais avoir 10-12 ans, et j’écoutais ce titre qui est encore malheureusement beaucoup trop d’actualité.

« Zombie » – Fela Kuti

C’est notamment par là que j’ai découvert les musiques afros ; c’est certainement l’énergie punk de Fela qui m’a accrochée !

« Djely Tapa » – Barokan

Alors que je travaillais à la programmation du festival Nuits d’Afrique de Montréal, Djely Tapa est venue me montrer son clip : quelle belle surprise !

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

En 2010, en première année d’IUT Gaco Arts, j’ai eu la chance de faire un stage à Mediatone, à Lyon. Cela m’aura ouvert beaucoup de portes, Jérôme Laupies, le coordinateur de l’asso m’a prit sous son aile et m’a ensuite toujours aidé à évoluer dans ce milieu !

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

BCUC !!! Il y a 2 ans, alors que je suis de passage à Paris, je vois que ces extraordinaires  sud-africains passent au New Morning. Je propose a un ami qui n’a pas du tout l’habitude d’aller voir ce genre de spectacles de m’accompagner. Ne sachant pas trop comment lui décrire le groupe, je lui dis : « Viens, tu vas voir, c’est un groupe sud-africain, un peu psyché avec une énergie Punk… » On arrive dans un New Morning plein à craquer, il y a je crois un problème de ventilation car il fait (vraiment) chaud. Le groupe monte sur scène et là : Incroyable ! Tout le monde se met en transe… C’est un mardi en octobre, il est 20h, mais on se croirait à 4h du matin en festival devant un DJ électro… Mon ami, qui ne serait jamais aller voir ça de son plein gré reste ébahi devant la puissance de ce concert et l’alchimie unique créée avec le public.

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

Alors que j’avais une douzaine d’année, mes deux frères ont créé un festival pour dénoncer les problèmes liés à l’extrême droite dans les Monts du Lyonnais. Très vite, je leur donne un coup de main pour aller coller des affiches, et puis je m’implique dans l’organisation au moment où il y a un besoin de renouveler l’équipe. Parallèlement à ça, j’écoute beaucoup de musique, je fais du théâtre et de la musique en groupe… Quand la question de mon orientation est arrivée à la fin de ma terminale, cela m’a paru naturel d’aller dans cette voie !

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

Bon, on va viser large pour qu’ils puissent saisir l’ampleur :

>> Ecouter la playlist <<

« Ain’t Sayin’ Nothin’ new » feat. Dice Raw – The Roots
« The Weeping Song » – Nick Cave and the Bad Seeds
« Stay Up Zimbabwe » – Bro. Valentino
« Gyae Su » – Pat Thomas
« Ski Chena » – The Busy Twist
« Abatina » – Calypso Rose
« Louie Louie » – Toots and The Maytals
« Cry » – Janis Joplin
« Au Suivant » – Jacques Brel
« Demain, c’est loin » – Iam

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

Je pense que les enjeux des métiers de la culture résident dans la construction d’une économie réellement alternative au système économique dominant.  La crise climatique actuelle le prouve : ce système est à bout de souffle. Les métiers de l’art doivent prouver que l’on peut proposer un autre imaginaire aux gens que cette sur-consommation mortifère pour l’homme et l’environnement. (Bon ok je me calme, désolé mais j’ai vu le dernier Ken Loach hier soir…)

 Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

Depuis mes débuts dans ce milieu, j’ai du mal a envisager mon travail dans la culture sans une dimension sociale : que ce soit pour rendre la culture accessible, pour rassembler les gens, pour dénoncer ou pour faire partager la beauté d’une création. Je pense donc que si j’ai une vie après la musique, c’est cette dimension sociale qui prendra le pas !

Autre chose à rajouter ?

Je suis très heureux de faire partie de cette sélections LNO. Merci beaucoup à toute l’équipe, j’ai hâte de voir l’évolution du projet dans les mois à venir !

 

…And now, in English…

3 songs/musical works that have been important in your life and why ?

« Porcherie » – Berurier Noir

I was 10 or 12 and I listened this track which is unfortunatly still relevant today.

« Zombie » – Fela Kuti

It’s probably with this track that i’ve discovered afro musics : I was attracted by Fela’s punk energy.

« Djely Tapa » – Barokan

I was programming director of Festival Nuits d’Afrique in Montreal and Djely Tapa came to my  office to make me listen this track : What a wonderful surprise !

Golden Ticket moment : when did you get your big break ?

In 2010, i was at the university and i had the opportunity to do an internship at Mediatone in Lyon. It oppened me up a lot of perspectives. The director, Jérôme Laupies, helped me many times to evolve in the music industry.

The show/gig you recommend for someone who has rarely ever goes out?

BCUC !!! Two years ago, I was in Paris and I proposed to a friend to go to the show of BCUC at New Morning.  He wasn’t used to going to that kind of concert and I told him : « Come, it will be realy great ! It’s a mad group from South Africa with punk energy» . We arrived to the club, it was sold out ; and i think  there was a ventilation problem because it was realy warm… It was a tuesday at 8 PM , in October but it was like we were in a Festival at 4AM with a techno DJ …. My friend, who would never have gone to this kind of concert by himself was very amazed by this great band and the fantastic chemistry with the public.

Why on earth did you want to work in music?

I was 12 and my two brothers created a festival in order to denounce racism acts in the countryside next to Lyon.  Very quickly, i helped them to billstick posters and i became involved it the organization of this event. More, i listened a lot of music, and i was practicing the guitar and theatre.  When i had to make a decision for my career choice, it was obvious !

You meet aliens : which 10 tracks do they need to hear ?

>> Listen to the playlist <<

« Ain’t Sayin’ Nothin’ new » feat. Dice Raw – The Roots
« The Weeping Song » – Nick Cave and the Bad Seeds
« Stay Up Zimbabwe » – Bro. Valentino
« Gyae Su » – Pat Thomas
« Ski Chena » – The Busy Twist
« Abatina » – Calypso Rose
« Louie Louie » – Toots and The Maytals
« Cry » – Janis Joplin
« Au Suivant » – Jacques Brel
« Demain C’est Loin » – Iam

SRSLY (seriously) : what are the stakes of your job within the next 5 years ?

I think that one of the most important stakes of the art « industry » is to build an alternative to the dominant economic system. The climate crisis is a proof that this system is runing out of steam. Our jobs have to prove that we can offer an alternative to this over-consumption which is deadly to human an the environement (ok i’m calming down… i’m sorry but i saw the last film of Ken Loach yesterday night…).

Is there life after music, and what would yours be ?

Since i started, i needed to put my job in a social function : whether to make culture accessible, to bring people together, to denounce or to share the beauty of a creation. So, i think that if there is a life after music, it would be for a job with a strong social dimension.

Anything you’d like to add ?

I am so glad to be a part of this selection. A big thanks to all the team, I am looking forward to follow the evolution of this project !

 

 

  

 

 

Une réflexion sur “30 de moins de 30 ans 2019 : Colin Rigaud

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