#30demoinsde30 2023 : Arthur Blanc

« C’est moins pire que si c’était plus pire. » – La Stratégie de l’Échec

BA (Hons) in Professionnal Musicianship – British Institute of Modern Music à Brighton, UK

Poste actuel / Current position

Booker indépendant -The Link Prod et Lagon Noir / Promoter – Cold Fame / Guitariste – After Geography / Manager – W!ZARD


>> LinkedIn <<
>> Facebook <<
>> Instagram <<

Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

Conspiracy of OneThe Offspring

C’est ma soeur qui me les a fait découvrir vers mes 7 ans, alors que j’étais fan de Johnny et que je venais de commencer la guitare. C’était super agressif pour moi à l’époque, très libérateur, dans une autre langue, et je passais mon temps à dessiner la pochette de l’album à l’école. Première vraie obsession musicale de ma vie.

1The Beatles

Mon père me l’a offert à mon 8ième anniversaire (je crois), et sur le moment, j’ai vraiment dé-tes-té. Je découvrais Green Day, The Offspring ou Sum 41 à l’époque, alors quand je mets le CD et que je tombe sur « Love me Do », je trouve ça super vieillot. J’y reviens quelques années plus tard, moins bête, et je découvre des couleurs qui n’existaient pas avant. La Claque avec un « C » majuscule.  

Greatest HitsQueen

Ce coup-ci, c’est ma maman qui me fait découvrir Queen (oui, ma famille m’a tout apporté musicalement) : la beauté des titres me frappe, c’est rock, très élaboré, super original, je tombe officiellement amoureux de la guitare. Je suis à l’école primaire, je mange des Kinders sur le canapé en regardant les clips de la version DVD, et tout commence à vraiment prendre son sens.

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Quand Jean-Noël de Cold Fame, à l’Olympic Café à Paris en 2019, m’a demandé si on pouvait se prendre un temps pour discuter, sur Lyon, quelques jours après. C’était vraiment le début d’un chapitre super excitant qui durera 4 ans, qui m’a appris tout ce que je sais aujourd’hui.

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

Honnêtement, je répondrai juste de « sortir et d’aller voir des concerts ». Dans des bars, des petits clubs, des grosses salles, des stades, des festivals. C’est une chose d’aimer un album, d’aimer un artiste, mais ça en est une autre de voir la musique prendre forme organiquement devant ses yeux. Les concerts, c’est généralement fun; le fun, c’est bien. 🙂 

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

J’aurais rêvé être pilote de ligne, peu de gens le savent, mais quand j’ai failli franchir le pas en 2016 pour sécuriser un plan B au cas-où, je me suis aussi dit que la musique c’était quand même le fil rouge de ma vie depuis toujours. Ne pas prévoir de plan B, c’est aussi motivant pour faire en sorte que le plan A fonctionne. J’ai une multitude d’autres passions dans ma vie dont certaines qui sont arrivées tard, la musique, c’est depuis toujours, tout simplement.

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

Inutile de dire qu’il est super difficile de répondre à la questions, mais instinctivement je dirais :

>> Écoutez la playlist <<

« The Night They Drove Old Dixie Down » – The Band
« Midnight in Harlem » – Tedeschi Trucks Band
« Crying in the Night » – Buckingham Nicks
« Cathy Come Home » – Flyte
« Something to Believe In » – Madison Cunningham
« A LIFE SO WONDERFUL » – The Armed
« Uncle John’s Band » – Grateful Dead
« Kiss City » – Blondshell
« Stupidity Tries » – Elliott Smith
« Friend, Lover or Nothing » – John Mayer

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

D’un point de vue booking, ce sera de vraiment prendre en compte l’impact écologique qu’une tournée peut avoir : c’est un gros sujet, c’est un gros sujet dans tous les domaines évidemment, et ce n’est jamais simple quand on essaie de développer un groupe pour qu’il traverse les frontières.

Il y a aussi évidemment la place de la femme dans la musique : même si j’étais déjà conscient du problème, je le vois sous mes yeux en tournée avec Camille, batteuse avec nous chez After Geography. Pendant le concert, on est musiciens, puis parfois on devient policiers : on le fait et on continuera de le faire, mais on ne devrait pas avoir à le faire.

L’autre enjeu est personnel mais je suis sûr qu’il parle à tout le monde, c’est le maintien d’une bonne santé mentale. Je me suis bien trop souvent vu stressé à en transpirer la nuit, pour X ou Y raisons : mais quelqu’un m’a toujours dit qu’on ne « sauve pas des vies » avec nos métiers, on fait pas des opérations à coeur ouvert avec la vie de quelqu’un entre les mains. Garder ça en tête, c’est aussi un moyen d’arrêter pour moi de me mettre la pression, et de simplement faire du mieux que je peux, toujours.

Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

La vie après la musique restera une vie en musique, au Grand-Bornand, à écouter mes disques préférés et ceux qui n’ont pas encore été créés, jouer de la guitare aussi longtemps que possible, faire de longues balades en montagnes, faire des pauses et regarder la beauté de la nature en mangeant du chocolat. Ce moment-là, il s’appellera « la retraite », ce sera tranquille, mais avant ça, je ne veux vraiment pas que ça le soit. 🙂

Autre chose à rajouter ?

Un célèbre groupe a chanté, je cite : « Ob-La-Di, Ob-La-Da, Life goes on brah, Lala how the life goes on ». Prenez soin de vous, la santé mentale avant tout.

Laisser un commentaire