30 de moins de 30 2021 : Léna Le Roux Bourdieu

« Catch your fire, don’t kill
Hold your fire, don’t kill
Learn your fire, don’t kill
Be the fire, don’t kill »

Poem by Sonia Sanchez in the song “Don’t kill Dub” by Rob.

Université / University

1ère année Bachelor chef.fe de projet événementiel – ISEFAC
Licence Information Communication – Université Blaise Pascal
Master 1 Communication – EFAP
MBA Management de l’événementiel – EFAP
Formation chargé.e de production en musique actuelles – IESA

Bachelor Event project Manager, First year – ISEFAC
Information Communication Licence – Université Blaise Pascal
Master 1 Communication – EFAP
MBA Event Management – EFAP
Formation of music production manager – IESA

Poste actuel / Current position

Chargée d’accompagnement artistique – WomenBeats / Responsable événementiel – Pépite en Piste / Curation musicale – Les Disquaires de Paris / Rédactrice et chargée de programmation Ola Radio – Provocative Wave For Music

Chargée d’accompagnement artistique – WomenBeats / Event manager  – Pépite en Piste / Music Curator – Les Disquaires de Paris / Redactor and Ola Radio programmer – Provocative Wave For Music

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Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

« Bad Girl » – Devendra Banhart

Devendra Banhart fut le premier artiste qui m’a fait franchir cette étape cruciale dans la vie d’un.e passionné.e de musique : aller à un concert seul.e. J’adore ce qu’il fait depuis que j’ai entendu pour la première fois son morceau « Bad Girl », petit puit de lumière mais également réservoir à chaudes larmes. En fonction de comment je me sens, ce son peut aussi bien me faire pleurer que me réchauffer le cœur.

« Used To Be » – Beach House (2008 single version)

C’est un des premiers sons de dream pop que j’ai écouté. J’ai découvert « Used to Be » quand j’avais une quinzaine d’année, et à l’époque je ne connaissais pas encore bien cette vaste étendue qu’est la pop indé. Je l’ai écoutée presque tous les jours pendant une longue période, et n’en suis toujours pas lassée 10 ans plus tard. 

« Man of Oil » – Animal Collective

J’ai découvert ce morceau pendant le premier confinement. Je suis tombée par hasard sur Man Of Oil en pleine randonnée en solitaire, et j’ai été complètement chamboulée. Il y a beaucoup d’informations dans cette musique, mais le tout mis ensemble est absolument passionnant ; ces samples de voix mélangés à cette diversité d’instruments et de sonorités est hypnotique. Ce track mélangé au mood confinement + le paysage naturel que j’avais en face de moi = mon cœur et mon cerveau ne faisaient qu’un tellement j’ai ressenti d’émotions en même temps. 

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Je m’étais un peu éloignée de la musique avant le covid, j’étais installée dans le milieu de l’événementiel mais généraliste. Cette période alambiquée m’a fait me recentrer sur ce qui me fait vraiment vibrer. Alors j’ai décidé de faire une formation courte dans les musiques actuelles afin de remettre le pied à l’étrier. Et en 1 an j’ai multiplié toutes les expériences possibles dans la musique afin d’alimenter mon expérience et mes contacts dans le milieu.

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

Tough one ! Je vais me focus sur mes claques musicales de 2021 :

J’adore les concerts de piano minimaliste, et encore plus quand on mixe ces touches blanches et noires à des sonorités pop modernes, comme le fait en live le pianiste Alban Claudin. Je suis ressortie de son concert avec la tête vide et le cœur léger, je conseille vivement !

Début 2021 j’ai travaillé pour Pernod Ricard Live Music, qui a élu pour cette dernière édition l’artiste Dirtsa comme Lauréate. J’ai de ce fait pû l’accompagner sur plusieurs de ses dates cet été, et à chaque concert j’étais dans un état extatique, complètement sous le charme de son énergie et ses puissants anthems.  C’est vraiment une artiste à voir en live.

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

Du moment où j’ai été en âge d’aller à des concerts, j’ai ressenti cette sensation de chaleur en moi qui se déclenchait à chaque live, et qui grandissait au fil des années et des spectacles. J’ai toujours cette même flamme à chaque fois que je me retrouve dans le noir, noyée dans une foule, et devant une scène en action. C’est un peu ma manière à moi de recharger mes batteries de vie : un concert et c’est reparti. Donc l’idée de travailler dans ce domaine a vite été une évidence.

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

>> Ecouter la playlist <<

« Cœur Bleu » – Nedelko, Oster Lapwass
« Pleupleraie » – Clément Froissart
« Birth of New Life » – Drexciya
« Playground Love » – Air
« Ceremony » – New Order
« Jynweythek » – Aphex Twin
« Relief » – Krithi
« Dans les gares » – TRENTE
« Soul Shaker » – Cisnes
« Deceptacon » – Le Tigre

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

Je suis très contente de voir le principe de safe place se démocratiser et les soirées/festivals aborder de plus en plus la question. Il est indispensable que les gens puissent écouter de la musique live et faire la fête tout en se sentant en sécurité, et écouté.e.s. mais aussi accompagné.e.s s’iels rencontrent un problème. Je sens que certaines mentalités commencent à changer, et qu’il y a des sujets omniprésents maintenant, comme l’importance des programmations paritaires, la prise en compte de toutes les minorités, la sensibilisation au consentement, les éco-orgas… Mais il y a encore beaucoup d’efforts à faire, et ces thématiques sont les enjeux des prochaines années selon moi.

Et bien évidemment le sujet principal reste la reprise de la culture post covid, comment reconstruire tout un secteur si fragilisé, mais ça on est tou.te.s au courant que cette problématique déjà actuelle va nous accompagner pendant un moment…

Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

Cliché à dire mais IMPOSSIBLE pour moi d’imaginer une vie dépourvue de musique, je serais bien trop malheureuse.

Autre chose à rajouter ?

Laissez-moi vous conseiller 3 œuvres pour vous sentir empowered :
– Poème « Ma Force » de Cécile Coulon
– La musique « Don’t Kill Dub » de Rob avec Sonia Sanchez
– Le podcast « émotions » de Louie Media

Merci la Nouvelle Onde !

…And now, in English…

3 songs/musical works that have been important in your life and why ?

« Bad Girl » – Devendra Banhart

Devendra Banhart was the first artist who took me to this crucial step in the life of a music passionate  : going to a concert alone. I love what he’s been singing since I first heard his song Bad Girl, a little skylight but also a reservoir of hot tears. Depending on how I’m feeling, this sound can make me cry as well as warm my heart.

« Used To Be » – Beach House (2008 single version)

It’s one of the first dream pop songs I heart. I discovered this track when I was about fifteen, and at this time I didn’t know well the Indy pop music at this age. I listened to this track every day for a long time; ten years later, I don’t get tired of it.

« Man of Oil » – Animal Collective

I discovered the song by chance during the Covid lockdown. I went hiking alone in the mountain and I felt a strong emotion because the high contrast between the landcaspe I had in front of me, the isolation and the complexity of the music I was listening, made of voices samples and instruments mixes.

Golden Ticket moment : when did you get your big break ?

I had got some distance between me and the music world because I had been working in the general events business but the Covid period made me refocus on the most important. So I decided to take a training course in music, in order to start again on a sound basis.  During one year, I had many experiences and I established a lot of relations.

The show/gig you recommend for someone who has rarely ever goes out?

I had the opportunity to accompany Dirtsa for several shows last summer. I was working for Pernod Ricard Live Music and Dirsta was the 2021 price winner. I recommend absolutely her live performances for her energy and the spell of her anthems. 

Why on earth did you want to work in music?

As soon as I attended my first concert, I knew that I must work in music. I’m used to feel like a flame each time I’m in a concert, in the dark, when the show starts. Year after year, performance after performance, it’s like a heat that feeds me, that recharges my batteries and makes my life better.

You meet aliens : which 10 tracks do they need to hear ?

>> Listen <<

« Cœur Bleu » – Nedelko, Oster Lapwass
« Pleupleraie » – Clément Froissart
« Birth of New Life » – Drexciya
« Playground Love » – Air
« Ceremony » – New Order
« Jynweythek » – Aphex Twin
« Relief » – Krithi
« Dans les gares » – TRENTE
« Soul Shaker » – Cisnes
« Deceptacon » – Le Tigre

SRSLY (seriously) : what are the stakes of your job within the next 5 years ?

I think that the safe place principle will grow because people start to realize that it’s essential to be able to listen to live music and party while feeling safe, but also be framed by good people if they have a problem.  The equality in the musical programming will be more and more important as well ; It has become a predominant subject, finally ! Next year will have to take systematically into accounts the minorities, the consent awareness, the eco-organizations…

Is there life after music, and what would yours be ?

IMPOSSIBLE for me to imagine a professional life out of music, nor a life without music! I would be so sad.

Anything else to add?

Let me advise 3 works so that you could feel empowered :
– Poem « Ma Force » by Cécile Coulon
– Music « Don’t Kill Dub » by Rob featuring Sonia Sanchez
– Podcast « émotions » by Louie Media

Thank you la Nouvelle Onde !

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