30 de moins de 30 2020 : Bénédicte Renié

Crédit photo : Yves Drillet

Université / University

M2 Médiation culturelle – Management des institutions culturelles et industries multimedia (Ecole du Louvre & Audencia) / M2 Cultural mediation – Cultural institutions and multimedia Industries management (Ecole du Louvre & Audencia)

M1 Histoire de l’art (Paris 1 Panthéon Sorbonne) / M1 Art History (Paris 1 Panthéon Sorbonne) 

M1 Droit des affaires & M1 Droit privé (Paris 1 Panthéon Sorbonne) / Master 1 Business Law + Private Law (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Mémoire / Research paper

« Le soutien des artistes à la création artistique durant la Grande Guerre : les soirées de la Salle Huyghens (1916-1917) » / “Supporting artistic creation during WW1 : the salle Huyghens’ soirées (1916-1917)”

Poste actuel / Current position

Coordinatrice A&R, GUM Collections – Conseillère en développement et communication freelance / A&R at GUM Collections – Communication and artistical development consultant

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Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

« Sheela-na-gig » – PJ Harvey

Un morceau fort, un texte touchant – PJ Harvey a 23 ans à la sortie de Dry, c’est percutant, très juste, comme à peu près tout ce qu’elle fait.

« Silly Sally » – Sweet Smoke 

Découvert à 13-14 ans au hasard d’une fouille dans la discothèque parentale. Outre la pochette qui attire l’œil, dirons-nous, c’est le début de ma plongée dans les morceaux-fleuves, les trucs un peu barrés (celui-ci dure 16 min, dont 5 de solo de batterie auquel s’ajoutent cloches, tambourin, shaker, güiro…).

« I Think I’ll Call It Morning » – Gil Scott Heron

C’est une de mes chansons spéciales “coup de blues”, j’aime bien l’image, et le côté méthode Coué des paroles, surtout si on considère le vécu de Gil Scott Heron.

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Mon stage à la promo chez JazzVillage/WorldVillage, où j’ai rencontré une équipe qui m’a fait confiance et donné l’opportunité de décrocher mon premier contrat de travail par la suite comme cheffe de projet (merci encore !)

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

L’ironie, c’est que l’on commence à être tous concernés par cette question depuis le confinement ! Je ne donnerais pas forcément une référence en particulier, mais plutôt un lieu, à taille humaine et simple, où l’on se sent suffisamment vite à sa place pour avoir envie de revenir découvrir d’autres choses – à Paris par exemple, le Supersonic, La Gare ou la Maroquinerie

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

Ça remonte à un bon moment : quand j’étais ado (à l’époque lointaine où le streaming n’existait pas) je passais des heures à lire des chroniques, à écouter des albums un peu au hasard selon ce qui m’avait accroché l’œil et l’oreille chez le disquaire. Je lisais tous les détails des livrets, en épluchant les sites des labels, distributeurs et partenaires et en me disant que j’aimerais plus tard travailler dans ce domaine. L’idée qu’écouter de la musique et voir des concerts fasse partie de mon métier a pas mal joué également !

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

>> Ecouter la playlist <<

« Waiting for You » – Cult of Luna
“Orbit Around The Moon” – Joe Meek
“1992” – Rejjie Snow & Loyle Carner
“Dream Lotion” – Warmduscher
“Cue The Machines” – Yonatan Gat
“Gwên” – Carwyn Ellis & Rio 18
“Melodica” – Rival Consoles
« Chimera » – Les Attitudes Spectrales
“Kalimat” – Lucie Antunes
« Hystero » – La Fraîcheur & Leonard De Leonard

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

Travailler à des modèles viables afin de permettre le maintien et le développement d’une création riche et diverse me semble crucial. Le paradoxe est là : tout le monde ou presque écoute de la musique, mais le fait d’exercer nos métiers est considéré comme accessoire, voire comme une nuisance en milieu urbain. De manière plus générale, les questions du bien-être au travail sont à ne pas négliger, de même que les enjeux environnementaux, car tant l’industrie du disque que celle du spectacle sont très énergivores.

Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

C’est assez difficile à imaginer, bien qu’il m’arrive de penser à tout plaquer pour élever des alpagas. Je suppose cependant que je leur ferais écouter de la musique.

Autre chose à rajouter ?

Merci La Nouvelle Onde ! (Aussi, je suis toujours preneuse de découvertes musicales, n’hésitez pas à me contacter !)

…And now, in English…

3 songs/musical works that have been important in your life and why ?

« Sheela-na-gig » – PJ Harvey

A fierce track, with powerful lyrics – PJ Harvey is only 23 when Dry is released, and it is a strong and wonderful album, just like everything else she has done.

« Silly Sally » – Sweet Smoke 

I discovered this track while listening my parent’s records at random when I was a teenager. The artwork is a statement by itself, but this song has been kind of my introduction to long tracks and weird compositions – this one is 16 minutes long, with 5 min dedicated to an epic drums & percussions solo

« I Think I’ll Call It Morning » – Gil Scott Heron

One of my go-to songs when I get blue, I very much like the lyrics and their autosuggestion, especially when you think about Scott-Heron’s life.

Golden Ticket moment : when did you get your big break ?

My internship at JazzVillage/WorldVillage as a junior PR gave me the chance to meet an A-team who trusted me enough to hire me later as their second label manager (thanks again!)

The show/gig you recommend for someone who has rarely ever goes out?

Ironically, since we have experimented lockdown almost all this year, we are now those who rarely ever go out! I would thus not give a precise reference but small venues names, where one can feel at home, discover new sounds and experience conviviality – in Paris for example, Supersonic, La Gare or La Maroquinerie.

Why on earth did you want to work in music?

I used to spend hours and hours as a teenager – before streaming platforms even existed – reading album reviews, buying records a bit at random depending on what I found interesting at my local record shop. Then there was plenty of time spent reading all credits and lyrics, thinking to myself about how great it must be to work on the release of such a project. I guess later, the idea that listening to music and concerts could be part of my job played a huge part too !

You meet aliens : which 10 tracks do they need to hear ?

>> Listen <<

« Waiting for You » – Cult of Luna
“Orbit Around The Moon” – Joe Meek
“1992” – Rejjie Snow & Loyle Carner
“Dream Lotion” – Warmduscher
“Cue The Machines” – Yonatan Gat
“Gwên” – Carwyn Ellis & Rio 18
“Melodica” – Rival Consoles
« Chimera » – Les Attitudes Spectrales
“Kalimat” – Lucie Antunes
« Hystero » – La Fraîcheur & Leonard De Leonard

SRSLY (seriously) : what are the stakes of your job within the next 5 years ?

Even more since lockdown, working on supporting creation in all its diversity is crucial. We are experimenting a paradoxical situation in which everybody listens to music, yet our jobs are considered non-necessary. From a more global point of view, creating safe workplaces and including sustainability and ecology in our processes are not to be forgotten.

Is there life after music, and what would yours be ?

It is honestly quite hard to imagine, although I sometimes consider leaving everything behind to breed alpacas. I guess however I would play them records all day long.

Anything else to add ?

Thanks La Nouvelle Onde ! (Also, I’m always eager for musical discoveries, feel free to reach !)

Une réflexion sur “30 de moins de 30 2020 : Bénédicte Renié

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