« It always seems impossible until it’s done » – Nelson Mandela
Université / University
Licence d’Histoire – Université de Strasbourg
Master : Développement de Projets Artistiques et Culturels Internationaux (DPACI) – Université Lyon 2
History Degree
Master 2 : Development of international artistic and cultural projects – Lyon 2 University
Mémoire / Research paper
La popularisation de la musique des Balkans en France : entre tradition en évolution et globalisation de la World Music
The popularization of Balkan music in France: between evolving tradition and globalization of World Music
Poste actuel / Current position
Administratrice & co-programmatrice, Kraspek Myzik / Trompettiste : Tzila Brass, Sonido Del Monte / Productrice & administratrice, Sharka Production
Administrator and programmor, Kraspek Myzik / Trumpetist: Tzila Brass, Sonido Del Monte / Producer and administrator, Sharka Production
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Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?
« Party at ground zero » – Fishbone
C’est le morceau qu’on a le plus travaillé avec mon groupe quand j’étais au lycée, c’était incroyable de le jouer sur scène.
C’est un morceau génial issu d’une comédie musicale tout aussi exceptionnelle qui a renforcé mon envie de faire de la musique.
« Sina nari » – Boban I Marko Markovic Orkestar
Un classique des morceaux de Boban et Marko Markovic, qui a participé à ma passion pour les fanfares d’Europe de l’Est.
Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?
A la fin de mon service civique au Kraspek Myzik en 2019, je suis allée voir le tournage d’une « Kosmic session », un concert filmé en conditions live et diffusé sur Kosmic Webzine, un média indépendant lyonnais. L’équipe filmait le groupe tout aussi lyonnais The Buttshakers, dans le bar (maintenant fermé) Les Valseuses. J’ai été fascinée, et c’était le déclic. J’ai décidé de me lancer dans le master DPACI et travailler dans et pour la musique.
Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?
La question est si difficile ! Je dirais l’île d’Or d’Ariane Mnouchkine. Elle voit les choses en grand et ses idées sont incroyables.
Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?
Bonne question. Après avoir fait ce service civique au Kraspek Myzik et suite aux 10 années de pratique de la trompette, qui a toujours été une vraie passion, travailler dans la musique est devenu une évidence.
Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?
« So what » – Miles Davis
Les Nocturnes – Chopin
The Ravished Bride (album), Kocani Orkestar
يلي شغلت البال Yally shaghalt al bāl – Celui qui occupe mes pensées, Sarab
« El preso » – Fruko y sus tesos
« Ivailovosko Horo » – Captain Stambolov
« Love of Humanity » – Panam Panic
« La rue des Lilas » – Les Mécanos
« Ramize Deryalar » – Hüsnü Şenlendirici
« Volver » – Estrella Monrente
SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?
L’enjeu principal des années à venir est sensiblement le même pour mon groupe Tzila Brass que je fais tourner et que pour le Kraspek Myzik, salle de concert où je suis administratrice et co-programmatrice : réussir à continuer de faire vivre ces projets avec la baisse voire suppression de subventions indispensables à l’économie et la survie des projets. Ces projets artistiques et culturels sont « indépendants » : si le Fonpeps, par exemple, vient à être supprimé, les économies actuelles des projets vont devenir encore plus précaires, voir plus du tout tenables. Et si les projets indépendants sont en danger, les intermittences de toutes les personnes travaillant dans cet écosystème le sont aussi, de même que la liberté de création et d’expression du secteur artistique français. L’accès à la culture se privatise petit à petit, suivant le modèle américain, ce qui a pour conséquence directe de rendre les concerts gratuits de plus en plus rares, et les billets de plus en plus chers.
Dans ce contexte global, il me semble que l’enjeu second est la solidarité ! La déconstruction progressive du système culturel et du spectacle vivant français sera moins forte et dangereuse si tout le secteur se mobilise ensemble et développe un vrai système de solidarité interprofessionnel.
Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle ?
Il y a plein de vies après la musique ! Je pense que j’essaierais de défendre par un autre biais les mêmes valeurs que je tente de défendre dans mon travail actuel, et de continuer à œuvrer pour plus de diversité, d’inclusivité, d’égalité sociale et de déconstruction des modèles de dominations, qu’ils soient de genre ou raciale.
Autre chose à rajouter ?
Continuons ! Et merci La Nouvelle Onde.
3 songs/musical works that have been important in your life and why ?
« Party at ground zero » – Fishbone
We worked on this song a lot with my band in high school and it was amazing to play it on stage.
It’s a great piece from an equally great musical that reinforced my desire to make music.
« Sina nari » – Boban I Marko Markovic Orkestar
A classic piece by Boban and Marko Markovic, which contributed to my passion for Eastern European brass bands.
Golden Ticket moment : when did you get your big break ?
At the end of the civic service, I did at Kraspek Myzik in 2019, I went to see a “Kosmic session” by Kosmic Webzine, an independent media from Lyon. The team was filming a live performance of the group The Butthsakers, in the (now closed) bar Les Valseuses. I was fascinated, and that was at this moment that I decided to do the DPACI master’s degree and work in and for music.
The show/gig you recommend for someone who has rarely ever goes out ?
This question is so difficult! I would say the piece « l’Île d’Or » from Ariane Mnouchkine. She sees things on a grand scale and her ideas are incredible.
Why on earth did you want to work in music ?
Good question. After doing this civic service at Kraspek Myzik and practicing the trumpet for 10 years, working in the music industry became obvious.
You meet aliens : which 10 tracks do they need to hear ?
« So what » – Miles Davis
Les Nocturnes – Chopin
The Ravished Bride (album), Kocani Orkestar
يلي شغلت البال Yally shaghalt al bāl – Celui qui occupe mes pensées, Sarab
« El preso » – Fruko y sus tesos
« Ivailovosko Horo » – Captain Stambolov
« Love of Humanity » – Panam Panic
« La rue des Lilas » – Les Mécanos
« Ramize Deryalar » – Hüsnü Şenlendirici
« Volver » – Estrella Monrente
SRSLY (seriously): what are the stakes of your job within the next 5 years in your opinion ?
The main challenge for the coming years is much the same for my group Tzila Brass and for the Kraspek Myzik, the venue where I do the administration and co-programmation. The goal is clear : to continue to keep these projects alive despite the reduction or elimination of subsidies that are essential to the economy and the survival of these projects.
These artistic and cultural projects are « independent »: if the « Fonpeps », for exemple, was to be eliminated, the economies of the projects would become even more precarious, or even completely untenable. And if independent projects are in danger, so are our intermittent work, as well as the freedom of creation and expression of the French artistic sector. Access to culture is gradually becoming more and more privatized, following the American model. The direct consequences of this economy are making free concerts increasingly rare, and tickets increasingly expensive.
In this global context, it seems to me that the second main challenge is solidarity! The gradual deconstruction of the French cultural and live performance system will be less severe and dangerous if the entire sector mobilizes together and develops a real system of interprofessional solidarity.
Is there life after music, and what would yours be ?
There is a lot of lives after music!
Anything else you’d like to add?
Let’s keep going! And thank you La Nouvelle Onde 🙂