#PrixLNO2024 : Timothy Remy « J’Innove »

“I may not have gone where I intended to go, but I think I have ended up where I needed to be” – Douglas Adams

Université Paul Sabatier – DEUG de Biochimie
École 42 de Perpignan – Master Informatique (en cours)

Poste actuel / Current position

Développeur web & product manager – Festicar


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Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

« Numb » – Linkin Park

Ayant vécu, comme tant d’autres, une adolescence torturée, il me fallait choisir une chanson d’ado incompris parmi mes playlists écoutées des centaines de fois et quel titre est plus représentatif que celui-ci (peut-être un d’Hoobastank, de Green Day ou d’Avril Lavigne) ?

« Baba O’Riley » – The Who

Elle a longtemps été pour moi, et pour beaucoup, la chanson des Experts mais elle est dorénavant un classique de mes playlists. Son intro géniale arrivera toujours à réveiller en moi l’envie de faire moi aussi quelque chose de génial, ou en tout cas d’essayer.

« Spanish train » – Chris de Burgh

Cette chanson un peu bizarre en plus d’être longue était la source d’un grand ennui quand j’étais enfant, jusqu’à ce que ma mère me traduise l’histoire qu’elle raconte. Elle n’a pas vraiment de sens, mais le chanteur arrive à nous immerger dans son univers et son désespoir me touche.

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Ce moment a eu lieu dans une voiture lors d’un long trajet avec ma sœur, Emily Rémy, lorsqu’elle m’énuméra un catalogue d’idées qu’elle avait et dont faisait partie Festicar.

Cela a été un vrai déclic pour moi, car cela représentait l’occasion de mettre enfin à contribution mes compétences dans un projet qui correspond réellement à mes valeurs.
Nous avons parlé et confronté nos idées pendant les heures que durait notre voyage puis le projet a continué de mûrir pendant un an avant que l’on ne se lance réellement.

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

Je ne pense pas faire découvrir à quelqu’un Gaël Faye, mais  c’est l’exemple qui me vient tout de suite en tête en lisant cette question.

J’ai toujours aimé sa musique, mais la voir en live lors d’un festival m’a fait prendre conscience qu’elle a été écrite pour être interprétée sur scène.  Il dégage une énergie folle qui m’a complètement hypnotisé et m’a fait adorer des chansons qui ne m’avaient pas marqué jusque-là.

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

Je ne l’ai pas vraiment voulu, c’est plutôt en train d’arriver par hasard. Mais maintenant que le monde de la musique m’entrouvre ses portes, j’ai envie d’y entrer pleinement et d’y prendre part même si c’est en étant qu’un tout petit rouage un peu éloigné de la musique pure et dure.

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

>> Écoutez la playlist <<

« Insomnia » – Bachar Mar-Khalifé
« La symphonie des éclairs » – Zaho de Sagazan
« Plus rien » – Les Cowboys Fringants
« Life on Mars? » – David Bowie
« 39 » – Queen
« Baba O’Riley » – The Who
« The Vampire Conspiracy » – Oli Frost
« Qui a kidnappé Benjamin Biolay ? » – Grand Corps Malade, Ben Mazué, Gaël Faye
« Space Odity » – David Bowie
« Après l’amour » – Ben Mazué

Cette playlist est un peu bizarre, mais c’est ma tentative de communication avec des aliens

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

La création de Festicar est arrivée à un moment charnière. De nombreux festivals et artistes ont la volonté d’organiser des événements de plus en plus durables. Ils se tournent donc vers la mobilité de leur public qui est souvent la principale source d’émission de gaz à effet de serre. Une application de covoiturage semble être la solution toute trouvée, mais selon moi cela reste insuffisant.

L’enjeu principal pour Festicar est de devenir pour les organisateurs d’événements culturels (festivals, artistes, salles de concerts…) l’outil permettant de mettre en place, avec facilité, toute une panoplie de moyens et de leviers. Que ce soit afin de rendre les trajets plus écologiques, notamment à travers la promotion des mobilités douces, mais aussi plus conviviaux, festifs et accessibles pour tous les publics et dans toutes les régions… Pour qu’au final les moments passés avant et après les spectacles fassent aussi partie de l’expérience du public.

Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

Festicar me permet de travailler dans l’univers d’internet qui me passionne et de toucher à celui de la musique de manière indirecte.
La musique a toujours été très présente dans ma vie, mais bizarrement je n’avais jamais passé le cap d’aller à des concerts ou des festivals jusqu’à très récemment. J’ai découvert à ce moment-là à quel point vivre la musique en live était addictif. Et depuis que je travaille sur le projet de Festicar, j’ai presque pu multiplier le nombre de concerts auxquels j’ai jusque-là assisté. Donc si je pouvais continuer sur cette voie encore longtemps, ça m’irait très bien…

Mais si cela prenait fin un jour j’aimerais alors contribuer à permettre à internet d’être un lieu plus libre et plus collaboratif. Je resterai toujours un éternel optimiste concernant  son avenir, même si beaucoup de choses devraient plutôt me faire tendre vers le pessimisme. Mais ce qui me permet de continuer d’y croire c’est qu’il y a, et aura toujours, des projets avec des enjeux écologiques et solidaires portés par des communautés d’internautes inspirants qui se créent. C’est notamment le cas au sein du monde du spectacle avec des initiatives comme Safer ou Fairly.

Autre chose à rajouter ?

Un grand merci à La Nouvelle Onde de permettre qu’un profil comme le mien puisse être associé aux futurs grands noms de l’industrie de la musique.

« Numb » – Linkin Park

« Baba O’Riley » – The Who

« Spanish train » – Chris de Burgh

>> Listen to the playlist <<

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