La musique est la langue des émotions
Université / University
IESA Arts et Culture / Bachelor chargée de production spectacle vivants & Mastère Gestion de projets culturels
Poste actuel / Current position
Ex Responsable safety, Essaim, Paris 10eme / Prévention RDR & responsable bienveillance institutionnelle, Kluster collectif / Prévention DGVHSS (discriminations de genre, violences harcèlement sexiste et sexuel), Soirées Ultra Suave
>> LinkedIn <<
>> Instagram <<
>> Instagram Rave Safe <<
>> Instagram Kluster <<
Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?
« Congratulations » – Mac Miller
L’intro issue de l’album qui a porté mon projet de fin d’études en bachelor
« Anyone But Me » – Joy Crookes
Une chanson sur la santé mentale qui m’a profondément touchée et dans laquelle je me suis beaucoup retrouvée
Parce que c’est unes des premières claque que je me suis prise en musique électronique, j’avais seulement 15 ans à l’époque !
Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?
Mon arrivée au sein de l’association Rave safe (coucou Lise et Alex haha). En effet, iels m’on apporté beaucoup d’opportunités pour pérenniser mon activité et affirmer le passage de bénévole à freelance sur ce type de missions. Aussi, iels m’on vraiment formée de la meilleure des manières et ça a toujours été un plaisir de travailler avec eleux !
Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?
Foncez voir la colonie de vacances en concert, la disposition est complètement folle. Le public est au milieu en fosse, entouré par 2, 3 ou 4 scènes avec des musicien·ne·s qui se répondent. C’est un peu comme voir un match de tennis, mais avec un gros soundsystem pour remplacer les balles.
Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?
Honnêtement ? Je me pose encore la question hahaha
Franchement la passion, comme tout le monde je crois ?
Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?
Oulah, 10 c’est compliqué… Mais c’est sur que je partirai sur une compilation bien ringarde du genre « bruce springsteen : the greatest hits »
SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?
Selon moi, l’enjeu majeur des 5 prochaines années ça serait de respecter les promesses faites au public concernant la prévention de manière générale. Si on prend par exemple la musique électronique, milieux dans lequel je me suis spécialisée, on sait qu’en France elle est régie par certaines personnes qui en ont le monopole. On va avoir en quelque sorte une « sainte Trinité » de clubs, festivals et programmateurs (pas d’inclusif pour cette fois, car malheureusement on reste sur une écrasante majorité d’hommes …) qui incarnent le « bon goût et la bienveillance en milieu festif ». Malheureusement, sur les dernières années, j’ai bien constatée que la bienveillance s’arrêtait souvent à la porte des Backstages. Effectivement, on poussera la communication pour montrer au public qu’on est concerné·e.s par les soucis de consommation, l’écoute, le respect, le consentement etc… Mais une fois passé du côté employé ou artiste, ont franchi une sorte de zone de non-droit ou la réputation prime sur le bien être des salarié·e·s. On pourra citer la consommation encouragée de substances sur son lieu de travail, les horaires au-delà de la légalité qui forcent presque la conso pour tenir ses shifts à rallonge… mais également les contrats précaires, comme l’utilisation excessive des contrats freelance sur ces dernières années, créant une insécurité de l’emploi et la mort de l’intermittence du spectacle. Mes récentes expériences professionnelles me l’ont bien prouvé, il reste énormément de chemin à faire pour sortir de ce « washing » …
Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle ?
Bien sur, il n’y a pas que la musique dans ma vie !
Pour 2026, j’ai prévu un départ en PVT en Australie, pour couper réellement et prendre du recul vis a vis des frustrations et des déceptions liées à ma profession actuelle.
Ça me permettra aussi de faire un comparatif des accompagnements / outils mis en place la bas dans le domaine de la prévention en milieux festif 🙂
À mon retour, j’opterai surement pour une réorientation dans le social. J’adorerais travailler au sein d’un organisme lié à l’accompagnement d’usagers de dr*gues dans les travailleur·euse·s des milieux festifs.
Autre chose à rajouter ?
À tous·tes les professionnel·le·s du secteur : n’ayez plus peur de dénoncer les mauvaises pratiques de vos employeur·euse·s.
Protégez-vous au maximum des addictions que ce milieu entraîne, priorisez votre santé mentale et physique, Et surtout, n’hésitez pas à demander de l’aide si vous en ressentez le besoin, vous n’êtes PAS seul·e·s !!

