30 de moins de 30 ans – Nicolas Raulin

Crédit photo : Manon Violence

« Si tu veux aller vite, marche seul. Mais si tu veux aller loin, marchons ensemble. »

Université / University 

MBA ESG, Management de la Production Musicale (Master)
ISCPA Paris, Journalisme Audiovisuel (Licence)

Poste actuel / Current position

Manager d’artistes – NEXTONE Agency / Music manager – NEXTONE Agency

 

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Music is life and life is music : 3 chansons/œuvres musicales marquantes personnellement ?

Foo Fighters – « Everlong »

A l’époque mes parents écoutaient surtout de vieux artistes, alors quand je suis tombé sur “The Colour And The Shape” ça a été l’électrochoc.

Green Day – « Basket Case »

Je ne suis plus sûr d’assumer ça à 100% aujourd’hui, mais quand j’avais 13/14 ans j’étais un fan absolu de Green Day, c’est peut-être LE groupe qui m’a fait me mettre à la guitare.

OrelSan – « La Terre est Ronde »

Peut-être le titre qui m’a réellement fait m’ouvrir au rap et aux musiques urbaines.

Ticket gagnant : quel a été le moment déterminant pour mettre le pied à l’étrier dans ce milieu ?

Le jour où je me suis dit « pourquoi pas moi aussi ? ». J’avais une passion, la musique, mais je n’avais jamais envisagé en faire un métier. D’un autre côté, je ne me voyais rien faire d’autre. Le jour où j’ai vraiment pris conscience de ça, j’ai arrêté de réfléchir et j’ai cherché sur internet ce que je pourrais faire pour démarrer. Le vendredi suivant, je couvrais un concert à Bruxelles pour une radio rock française. J’avais 17 ans.

Recommandation de spectacle/concert à voir absolument pour quelqu’un qui ne sort jamais ?

Il y en a tellement… Je dirais Coldplay et Imagine Dragons en gros shows à voir absolument, et Theo Lawrence & The Hearts, Adam Naas et Sons of the East pour la découverte.

Qu’est-ce qui vous a pris de vouloir travailler dans la musique?

C’est une question que je me pose des fois hahaha. Quand je vois les copains partir au bout du monde tous les étés, au ski l’hiver et en weekend sans raison, la question se pose d’elle-même. Mais je ne regrette jamais ce choix. Pouvoir faire un travail où on n’a pas l’impression de travailler, pour un « produit » qui véhicule tant d’émotions, auprès de gens aussi passionnés que soi, ça n’a pas de prix. Je ne l’échangerais pour rien au monde, et surtout pas pour un salaire confortable couplé d’une vie ennuyeuse.

Vous rencontrez des aliens: les 10 titres / œuvres à leur faire découvrir ?

>> Ecouter la playlist <<

Nina Simone – « Feeling Good »
Aretha Franklin – « A Natural Women »
The Beatles – « Hey Jude »
The Beach Boys – « God Only Knows »
David Bowie – « Life On Mars »
Prince – « Purple Rain »
Pink Floyd – « Comfortably Numb »
Oasis – « Don’t Look Back in Anger »
Foo Fighters – « Let it Die »
M83 – « I Need You »

SRSLY (sérieusement) : les enjeux de votre métier dans les 5 prochaines années ?

En tant que manager aujourd’hui, mon rôle est de découvrir et d’accompagner les talents de demain. De les aider à prendre confiance en eux, à faire les bons choix, à ne pas aller trop vite. Tout le monde a du talent, dans un domaine ou un autre, mais un talent aussi grand soit-il ne trouvera jamais son public s’il n’est pas accompagné ou conseillé. Le métier de manager est crucial dans la mesure où il fait le lien entre les artistes et l’industrie de la musique. Certains grands artistes de l’Histoire n’auraient jamais vu le jour s’ils n’avaient pas eu leur manager, et on sait à quel point la société a besoin parfois d’un artiste pour s’intéresser à une cause cruciale. C’est de cette manière que je vois mon métier, sur les 5 prochaines années et au-delà : permettre à un artiste de porter un message dont on a besoin aux oreilles de tous, en le conseillant et en l’accompagnant.

 Y a-t-il une vie après la musique et à quoi la vôtre ressemblerait-elle?

Je ne sais pas du tout. Comme je l’ai dit plus haut, je ne me vois vraiment pas faire autre chose. Je me suis souvent demandé ce qu’il arriverait si je perdais un jour l’audition suite à des décennies de surexposition… Honnêtement, je n’ai pas la réponse.

Autre chose à rajouter ?

En tant que « bon » manager, je ne peux que vous conseiller pour clore cette intervention d’aller écouter les merveilleux artistes que j’accompagne. Le développement est la période que je préfère dans la carrière d’un artiste, parce qu’elle est pleine de surprises, de doutes, de rebondissements, de questionnements sur soi, de remises en question… C’est très intense émotionnellement. Tout est à construire, il n’y a pas de règles, tout est possible. C’est très enrichissant. C’est comme ça que je vois ce que nous réalisons.

 

…And now, in English…

3 songs/musical works that have been important in your life and why ?

Foo Fighters – « Everlong »

When I was young my parents were mostly listening to old artists, so when I came across « The Color And The Shape » album it has been an electroshock to me.

Green Day – « Basket Case »

Not sure to assume that at 100% today, but when I was 13/14 years old I was an absolute fan of Green Day, maybe it’s THE band that made me begin to play guitar.

OrelSan – « La Terre est Ronde »

Perhaps the song that really opened me to rap and urban music (apart from Eminem).

Golden Ticket moment : when did you get your big break ?

The day I told myself « Why not me too? ». I had a passion, music, but I had never considered doing this as a job. On the other hand, I didn’t imagine doing anything else. The day I really became aware of this, I stopped thinking and I searched the internet what I could do to start. The following Friday, I covered a concert in Brussels for a French rock radio. I was 17 years old.

The show/gig you recommend for someone who has rarely ever goes out?

There are so many… I would say Coldplay and Imagine Dragons in big shows to see absolutely, and Theo Lawrence and The Hearts, Adam Naas and Sons of the East for the discovery.

Why on earth did you want to work in music?

This is a question I ask myself sometimes. When I see friends traveling the world every summer, skiing in winter and leaving every weekend, the question is relevant. But I never regret this choice. Being able to do a job where you don’t feel like you’re working, for a « product » that conveys so much emotion, with people as passionate as you, it’s priceless. I would not trade for anything in the world, especially not for a comfortable salary coupled with a boring life.

You meet aliens : which 10 tracks do they need to hear ?

>> Listen to the playlist <<

Nina Simone – « Feeling Good »
Aretha Franklin – « A Natural Women »
The Beatles – « Hey Jude »
The Beach Boys – « God Only Knows »
David Bowie – « Life On Mars »
Prince – « Purple Rain »
Pink Floyd – « Comfortably Numb »
Oasis – « Don’t Look Back in Anger »
Foo Fighters – « Let it Die »
M83 – « I Need You »

SRSLY (seriously) : what are the stakes of your job within the next 5 years ?

As a manager today, my role is to identify and support the new talents, and maybe tomorrow stars. To help them gain self-confidence, to make the right choices, not to go too fast. Everyone has talent, in one area or another, but a talent as great as he can be will never find its audience if it’s not supported or advised. The job of a manager is crucial because it’s the link between artists and the music industry. Some great artists in history would never have been rise if they had not had their manager, and we know how much society sometimes needs an artist to be interested in a crucial cause. This is how I see my job over the next 5 years and beyond: to help an artist to bring a message that everyone needs.

Is there life after music, and what would yours be ?

I don’t know at all. As I said, I really don’t imagine myself doing anything else. I often wondered what would happen if I lost hearing one day after decades of overexposure… Honestly I don’t have the answer.

Anything you’d like to add ?

As a « good » manager, I can only advise you to close this interview to go listen to the wonderful artists that I’m supporting. Development is the period that I prefer in an artist’s career, because it’s full of surprises, doubts, twists, questioning oneself… It’s very intense emotionally. Everything has to be built, there are no rules, everything is possible. It’s very enriching. That’s how I see what we do.

If you want to go fast, walk alone. But if you want to go far, let’s walk together.

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